Aide-moi derrière mon masque

Cet article, destiné à une nouvelle page « couleur des mots », actuellement « en construction » apparaît, provisoirement, sur la page d’accueil. Merci de votre compréhension.

Je te donne l’impression que je suis fort
je te donne l’impression que je suis secure
que tout est ensoleillé en moi
à l’intérieur comme à l’extérieur.
Que « confiance » est mon nom
et que « calme » est mon surnom.
Que la mer est calme et que c’est moi le maître.
Que je n’ai besoin de personne
et que je m’arrange tout seul
Mais ne me crois pas,
je t’en supplie, écoute ce que je ne dis pas
Regarde-moi, tout semble bien aller;
je fais un visage sévère ou je ris tout le temps,
mais sous mon vrai masque toujours changeant qui me cache,
là est mon vrai moi, mon moi confus, apeuré, seul,
mais je le cache depuis si longtemps.
Personne ne doit le savoir,
mes faiblesses me font peur,
alors je joue au plus fort et j’ai peur
que l’on découvre ce petit enfant enfermé en moi,
qui a tellement soif d’amour et de tendresse
et qui aurait le goût de pleurer.
Alors, je me protège contre toi,
j’ai peur d’être découvert.
Je me protège de ton regard de bonté,
de ton oreille trop attentive.
J’ai peur que ton regard et que ton écoute
ne soient pas suivis d’accueil et d’amour.
J’ai peur que comme les autres tu me laisses tomber.
J’ai peur de baisser dans ton estime
alors je fais semblant d’être un autre
en disant par mon attitude « ne m’approche pas ».
Et pourtant, je voudrais que tu approches.
J’aurais besoin de t’ouvrir mon cœur
mais j’ai peur que tu ries de moi.
et si tout à coup tu riais de moi,
ton rire me ferait mourir et l’enfant blessé en moi
s’en remettrait très difficilement.
J’ai peur, j’ai peur de ma fragilité
et j’ai peur de ton regard,
j’ai peur que tu découvres qu’au fond de moi,
je ne suis rien
et que je suis si tendre, si fragile, si faible
là où toi tu parais si fort.
J’ai peur que tu vois que je ne suis
qu’un petit enfant blessé sous ma carapace.
Un petit enfant qui a refoulé ses larmes depuis si longtemps.
J’ai peur que tu le voies et me rejettes.
Alors je joue mon jeu, je fais semblant,
je me durcis, je fais des farces,
je joue mon jeu de théâtre
avec mon décor d’homme fort,
mon décor extérieur de sécurité.
Et pourtant, à l’intérieur, je tremble.
Je tremble comme un enfant fragile.
C’est pour cela que je m’amuse
à te parler de n’importe quoi.
Je te dis des riens et je te parle de tout,
sauf de ce qui crie en moi.
Je te parle de tout sauf de mon cœur,
sauf de ma blessure qui saigne.
Mais je t’en supplie,
ne te laisse pas tromper
par mon attitude froide, ou fermée, ou trop superficielle.
Je t’en supplie, écoute mon cœur qui ne parle pas,
mais qui aimerais tant pouvoir le dire pour me libérer.
Car toi seule pourrait me faire croire
que je vaux vraiment quelque chose,
qu’il y a du bon en moi
et que quelqu’un pourrait m’aimer pour moi-même.
Je voudrais m’ouvrir à toi.
Je voudrais être spontané, tendre et vrai;
car au fond, je déteste me cacher
et jouer ce jeu de masques
que je joue depuis si longtemps.
Je voudrais être moi-même mais je n’ose pas, j’ai peur.
J’ai peur de ne pas être accepté.
J’ai peur d’être jugé, rejeté,
et je suis enfermé derrière les barreaux de ma prison intérieure
et ne sais plus comment ouvrir la porte.
Alors je t’en supplie, approche-toi doucement…
il faut que tu m’aides.
Écoutes ce que je ne dis pas
et aime-moi derrière mon masque.
Peut-être que par ton amour inconditionnel
qui capte au-delà des apparences et des mots,
j’apprendrai à aimer la personne que je suis !!!

(Auteur inconnu)

colorfullcat

 

 

 

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25 réflexions au sujet de « Aide-moi derrière mon masque »

  1. Très beau texte , désespéré. Tu sais Cath, moi au théâtre, parfois je joue avec les masques. Ils sont intéressants aussi car ils permettent de faire jouer les corps et oublier le visage. Les masques sont légers alors, ils revêtent beaucoup de douceur, ils peuvent être neutres ou bien très stylisés. Le masque que nous nous figeons sur le visage, pourrait aussi permettre d’autres choses. Puisqu’il ne faut pas oublier que nous nous mettons nous-même ce masque. Peut-être faudrait-il voir qu’il est si léger, et qu’il ne tient qu’à nous de l’enlever. Mais nous en avons peur souvent, plus qu’il ne devrait… Merci Cath et un bisou

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    1. Tu parles d’or Nath ! 🙂 Toute la question est de savoir à quel moment on est le plus « soi-même »… La difficulté n’est-elle pas de savoir oser plus qu’oser ? Qu’en penses-tu ?
      Un bisou pour toi qui, justement, accompagne tes acteurs au plus juste de leurs émotions ! 🙂 Bises

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    1. Un appel au secours… au secours de l’amour d’un être hypersensible, les larmes au bord de ce volcan puissant, qu’on appelle le cœur, qui réduit en fumée toutes les certitudes, pieux mensonge de la vie qui donne aux plus fragiles le sentiment qu’ils ne peuvent être aimés pour eux-même ! 🙂
      Peut-être cette émotion très forte t’inspirera-t-elle de très jolis tableaux ? 🙂

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  2. Très joliment dit… Poser son masque et s’aimer tel que nous sommes, avec nos défauts et nos qualités ( nous sommes des humains) . Savoir profiter de cet instant DE découverte de soi et se dire en PLEINE conscience, là j’ai été bien! Savoir s’aimer pour mieux aimer est une case à ne pas louper…. sans aucun égocentrisme ! MERCI Cath pour cette belle réflexion

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  3. Bonjour Cat,

    Comme ce poème est vrai, il doit être le reflet de bon nombre d’entre nous, même si on ne le laisse pas voir… Justement, c’est bien le fond du poème, du moins ce que j’en ressors.
    La société actuelle ne nous permet pas d’échec sans être mis au banc de la société. Notre monde n’accepte pas l’échec. Et pourtant, c’est en faisant des erreurs que l’on apprend : ce qu’il ne faut pas faire et ce qu’il faut faire.

    Dans les peuples primitifs, les erreurs sont accueillies avec le sourire et le rire, mais sans aucune méchanceté. Quand je dis primitif, il n’y a rien de péjoratif dans mes propos. Lors d’un trek avec une amie, j’ai eu l’occasion de passer une soirée et une nuit dans un village isolé en pleine jungle. Nous avons été accueillies à bras ouverts, avons dormi dans la maison du chef… Lors de la veillée, ils ont commencé à danser… et nous ont intégrées. Bien sûr, on ne connaissait rien de leur danse et ils ont bien ri de nous voir essayer de les imiter. Autant cela nous aurait vexées si nous avions été dans une boite branchée, mais là on a ressenti du bonheur dans leurs rires.

    J’ai bien vu les couleurs de certains mots, qui ont certainement des codes ??? Mais tu nous l’expliqueras certainement dans ta nouvelle rubrique. Une petite remarque, les mots en jaune sont très difficile à lire.

    Bisous et bon lundi
    Sylvie

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    1. Bonsoir Sylvie,
      Je ne suis pas certaine que ton prisme soit nécessairement celui de ce  » soldat de plomb », par ailleurs inconnu. Comme une vague puissante, ce poème a déposé, sur la « plage » blanche, la nacre de son cœur…. 🙂
      Je te remercie beaucoup d’avoir partagé ce souvenir joyeux de ton voyage qui m’a emportée loin d’ici… quelques instants. Quel est donc ce pays de rêve ?
      Il n’y a pas de code véritable car, pour être parfaitement honnête, je n’avais pas encore repris ce qui devait être le premier article d’une série « couleur des mots » que je souhaitais créer sur une page spécifique. Publié prématurément, je n’ai pas eu le temps de supprimer l’article pour le reprendre plus tard car notre amie Suzanne35blog avait déjà émis un commentaire, appréciant tout comme je l’avais fait, l’émotion très profonde qui se dégage du texte. Le jaune passe difficilement en effet mais il symbolise si bien le soleil ! 🙂
      A très vite, bonne fin de semaine.
      Cat

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      1. Bonjour Cat,
        Cela m’est également arrivé de publier un article sans le vouloir, confondant les boutons enregistrer et publier (en fait en ne faisant pas attention à ce que je faisais…).
        Le pays de rêve auquel tu penses n’en est pas vraiment un. C’était en Malaisie, mais à l’heure qu’il est la déforestation a du arriver jusqu’à ce si petit village, détruisant leur habitat et mode de vie. Il était à une journée et demi de marche de la « civilisation », mais les engins forestiers vont presque aussi vite pour détruire la forêt et beaucoup plus vite pour la parcourir. Je pense souvent à ces malaisiens.
        Bonne journée 💋
        Sylvie

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        1. Merci pour ta réponse.
          Plus grave encore, ce village malais n’est pas un cas isolé. Il y en a pléthore dans le monde entier (cf le cas récent de l’assassinat d’un indien d’Amérique du Sud… qui ne voulait que défendre leurs terres, leur culture, leurs valeurs, etc… tout ce qui faisait leur différence positive !).
          Belle journée également.

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    1. Bonjour Nath,
      « To be or not to be »… la question est ancienne et, probablement, même existentielle ? 🙂
      Ton interrogation est pertinente et fort sage. Pour autant, penses-tu que l’on puisse réellement s’aimer pour soi-même sans le reflet positif d’autrui ? Les enfants sont-ils seuls à avoir besoin de regards aimants pour se construire, grandir et aller de l’avant ?

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      1. Donner et recevoir vont de pair. C’est un principe de vases communicants. Mais en vase clos, car le trop plein d’amour n’existe pas. Je te rejoins donc sur le reflet positif. Alors on a aussi le droit de regarder le miroir et se sourire aussi.
        Chaleureux poutous.

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    1. Bonsoir Suzanne,
      Bien des personnes, dites communicantes, psychologues… manquent parfois du seul sésame efficace (selon moi :-)) : l’intuition et l’intelligence du cœur qui rendent l’âme sensible au visible… et à l’invisible. !
      Cela ne se décrète ni ne s’achète mais cela peut être un chemin sur lequel certains porteurs de lumière peuvent vous accompagner, même sans paroles… 🙂
      Cat

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