Le cercle des « poètes chromatiques » disparus…

Street-art-St Nazaire (44)-©CuriousCat-DSC08276-min

L’appréciation des couleurs diffère selon chaque être humain en fonction de sa sensibilité à l’éclairage, l’environnement ou les textures par exemple… Au travers de la photographie, nos émotions arrivent pourtant souvent à se rejoindre, comme reconnectées et unies dans une « recosmisation » universelle harmonieuse.

Esprits libres et oniriques, entrez dans le cercle et suivez-moi dans cette nouvelle « écriture de lumière » !

Arts en scène-Jardin des Plantes-Nantes ©CuriousCat -DSC09617-min
#Nuits féériques-Jardin des Plantes-Nantes ©CuriousCat

Tout commence dans la « jungle urbaine »…

Street-art-St Nazaire (44)-©CuriousCat-DSC08280-min
#Street-art-St Nazaire (44)-©CuriousCat
Street-art-St Nazaire (44)-©CuriousCat-DSC08281-min
#Street-art-St Nazaire (44)-©CuriousCat
Expo A-MO Galerie l'Artichaut-Nantes-©CuriousCat-DSC08060-min
#Street art-Expo A-MO Galerie l’Artichaut-Nantes ©CuriousCat

où le drôle de « colibrius » que je suis puise son nectar pigmenté…

Expo G.PAINEAU-Radison Blu Hotel ©CuriousCat -DSC09601-min
#Peinture-Expo G.PAINEAU-Radison Blu Hotel Nantes ©CuriousCat
Expo G.PAINEAU-Radison Blu Hotel ©CuriousCat DSC09606-min
#Peinture-Expo G.PAINEAU-Radison Blu Hotel Nantes ©CuriousCat
Expo G.PAINEAU-Radison Blu Hotel ©CuriousCat DSC09604-min
#Peinture Expo G.PAINEAU-Radison Blu Hotel Nantes ©CuriousCat

absorbant la lumière généreuse…

1-Radison Blu Hotel-Nantes-©CuriousCat-DSC07319-min
Radison Blu Hotel-Nantes ©CuriousCat
Expo S.GODERE-Radison Blu Hotel-Nantes-©CuriousCat-DSC07939-min
#photo-Expo S.GODERE-Radison Blu Hotel-Nantes ©CuriousCat

volant de ci, de là, ses gerbes lumineuses…

t-DSC09614-min
# »Light painting »-Conseil Général-Nantes ©CuriousCat
Conseil Général 44-Nantes-©CuriousCat-DSC09569-min-1
#architecture-Conseil Général 44-Nantes-©CuriousCat

pour finir par trouver sa source originelle…

Jardin des Plantes-Nantes-©CuriousCat-min
Jardin des Plantes-Nantes ©CuriousCat

Rougeurs d'automne-@CuriousCat-DSC07295-min

Miroir d'eau-Jardin des Plantes-Nantes ©CuriousCat-DSC09561-min
Miroir d’eau-Jardin des Plantes-Nantes ©CuriousCat

Le cinquième monde Maya peut-être ?

Carpe diem ! 🙂

colorfullcat

 

Nota : Toutes les photos sont personnelles et donc ©CuriousCat (pas de reproduction sans mon accord).

 

 

 

Publicités

L’aventure intérieure du Voyage à Nantes : « entrez dans la transe » avec Pick up Production !

L’art porte intrinsèquement en lui la capacité de restituer une visibilité différente du vivant. Comme le chamanisme, cette relation poétisée, avec l’invisible, permet même souvent d’entrevoir un monde potentiellement meilleur. A l’instar de certaines méthodes thérapeutiques, le street art suggère, en particulier, un autre rapport au monde ou à soi-même. Pour autant, ce pouvoir de faire parler les murs, de « repanser » le monde en stigmatisant les lieux, par une empreinte humaine, lui confère-t-il les vertus d’un réel « art médecine » ? Cet acte créatif urbain est-il d’ailleurs délibéré ou parfois inconscient ?…

Pour tenter de répondre, continuons l’aventure onirique du Voyage à Nantes, amorcée avec Pedro, et revivons, en images, l’expérience immersive de l’association de culture hip hop Pick Up Production, dans un univers carcéral où des drames de la « comédie humaine » ont servi de support narratif à une dizaine d’artistes, tel le miroir à deux faces de « l’ordre des choses »…

Street-art-VAN-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat-DSC09038-min
#Street-art-VAN-« Entrez libre » PICK UP PRODUCTION-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat

Symbole paradoxal de l’imperfection de cet ordre, la ville avait installé son ancienne prison à côté de l’ex Palais de justice devenu aujourd’hui le Radison Blu Hotel.

Avant sa démolition fin 2017, puis sa reconversion en 2019 (160 logements, une crèche, un parking souterrain de 400 places et un théâtre à la place du pavillon du greffe), la société Cogedim (propriétaire actuelle) a permis à Pick Up Production d’investir une partie des 12 600 m2 de l’ex Maison d’arrêt pour réaliser un projet artistique et éphémère…  en toute liberté ! 😉

Du 01/07 au 27/08, 94 411 visiteurs en auront franchi les grilles volontairement.

Street-art-VAN-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat-1DSC09004-min
#Street-art-VAN-« Entrez libre » PICK UP PRODUCTION-Ancienne prison-Nantes

Enfermés 17 jours dans ce cadre historique, abandonné par ses occupants en 2012, ce collectif de peintres, plasticiens, graffeurs et sérigraphes… a donc tenté de comprendre, puis traduire, l’enfermement, la surpopulation, la peur, la folie, les rêves, l’espoir, l’évasion… pour aiguiser les sens et toucher les esprits, via une transe picturale (http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/culture-voyage-nantes-met-artistes-prison-1290979.html).

Street-art-VAN-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat-DSC09037-min
#Street-art-VAN-« Entrez libre » PICK UP PRODUCTION-Ancienne prison-Nantes

Les « maux » amenant les « mots », soyez vous aussi les bienvenus dans l' »enfer sur terre« , pour reprendre le graff de Persu inscrit au fronton du mur d’enceinte de l’ancienne maison d’arrêt de Nantes et… « Entrez libres »  !

Street-art-VAN-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat-DSC09059-min
#Street-art-PERSU-VAN-« Entrez libre » PICK UP PRODUCTION-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat
Street-art-VAN-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat-DSC09011-min
#Street-art-KAZY USCLEF-VAN-« Entrez libre » PICK UP PRODUCTION-Ancienne prison-Nantes ©CuriousCat

Lire la suite

« Ut pictura poesis » ou le récit zoulou du Voyage A Nantes de Pedro

Depuis ses origines, l’homme a manifesté la force narratrice de son esprit de différentes manières, au travers de dessins en particulier. A l’instar des enfants, ces supports mnémotechniques de la vie incorporelle, perdurent chez de multiples graffeurs et, de manière globale et instinctive, dans l’art brut, œuvrant pour la transmission symbolique et collective d’une temporalité poétique singulière…

Street-art-VAN-Jardin des Plantes-Orangerie-Pedro-Nantes ©CuriousCat-DSC09485

#VAN2017-Expo Zoulou Ut Pictura Poesis–Jardin des Plantes-Pedro-Nantes ©CuriousCat

Cette quête d’un langage véhiculaire, déjà évoquée pour le peintre Alain Thomas, semble animer aussi l’illustrateur/graffeur Pedro Ricardo qui, tel un chaman dépositaire d’une forme de « secret culturel », a choisi le Jardin des Plantes de Nantes pour « donner des ailes à son âme » en combinant formes, matières et couleurs comme des mots.

1Street-art-VAN-Jardin des Plantes-Pedro-Nantes ©CuriousCat-DSC09474-min

A l’invitation des services SEVE et Culture de la ville, ce jeune artiste urbain du collectif 100 pression, a investi cet espace botanique dans le cadre de l’édition 2017 du Voyage à Nantes (VAN).

Voie verte reliant la gare au centre-ville, ce théâtre de verdure offre ainsi, à quelques mètres du Musée des Beaux-Arts (réouvert en juin dernier, après plusieurs années de travaux), un cadre idéal, aussi naturel qu’original, à l’idée suivante d’une correspondance des arts, partagée par Plutarque, qu’Horace synthétisa lui-même via l’expression « ut pictura poesis » :

«La poésie est une peinture parlante, la peinture une poésie muette» (Simonide de Cléos)

Comme un fil d’Ariane entre mondes réel et imaginaire, Pedro y partage, du 01/07 au 27/08, sa vision de l’écologie humaine où nature et culture peuvent évoluer harmonieusement.

Street-art-VAN-Jardin des Plantes-Pedro-Nantes ©CuriousCatDSC08622

Street-art-VAN-Jardin des Plantes-Pedro-Nantes ©CuriousCat-DSC08620

Dans ce jardin des sens, aucun n’est interdit. Bien au contraire, dans cette agora de plein air, les œuvres de l’artiste semblent même une sorte d’invitation tribale bienveillante au débat si l’on s’en réfère aux totems disposés tout au long du parcours, depuis l’entrée principale jusqu’à la sortie, située face à la gare, où le public (voyageurs occasionnels de la SNCF, en attente de leur correspondance, ou simples promeneurs) découvre les planches pictographiques aux couleurs patriotiques ci-dessus.

Lire la suite

Emotion colorée du vivant… l’enfance de l’art !

Expo-Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat DSC08636-min
Expo Promenons-nous dans les bois-Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat

« L’art enfantin est également un proche cousin de l’Art Brut puisque leurs auteurs dessinent, peignent, modèlent librement, entretenant une relation naturelle avec l’expression artistique. Aucun d’entre eux ne se considère comme un artiste et chacun privilégie généralement la fabrication plus que le résultat. Les enfants, comme les auteurs d’Art Brut, ne cherchent pas les modèles culturels, leurs œuvres -inventives- proposent des solutions novatrices. »

Lucienne Peiry – « L’Art Brut et l’art naïf, l’art enfantin, l’art primitif ».

Dans le cadre du projet éducatif « bien grandir à Nantes« , la Maison de l’Erdre accueille, jusqu’au 4 juillet prochain, l’exposition « Promenons-nous dans les bois » co-organisée par la Ville de Nantes, les associations partenaires et 14 classes nantaises.

L'arbre de la forêt joyeuse-MS-GS-J.Gracq-Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat DSC08625-min
Expo promenons-nous dans les bois – L’arbre de la forêt joyeuse-MS-GS-J.Gracq- Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat

L’édition 2016, partagée avec tous, avait été un grand bonheur. En 2017, ma récente promenade me donne l’occasion de retrouver cette « liberté de l’enfance« , digne des collections du Muz créé par Ponti

Expo-Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat DSC08653-min

Viens, je t’emmène, sous un arc-en-ciel de couleurs !

Expo-Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat DSC08630-min
Expo Promenons-nous dans les bois-L’arbre arc-en-ciel – Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat

Cet « eucalyptus deglupta » en est lui-même l’illustration étonnante. Il  perd constamment son écorce lisse. Comme l’expliquent les enfants :

« elle se détache en longs lambeaux et change progressivement de couleur : vert pâle puis foncé, bleu, violet, orange/jaune, marron ».

Lire la suite

Cercles de couleurs… féeriques

Fairy rings-f27fd13fde4e3ee1c3ee0c0436a9029bDepuis toujours, science et magie entretiennent des liens assez ambivalents. En chimie notamment, les démonstrations qualifiées de « magiques » ne manquent pas. De son côté, la magie est assez largement issue de techniques scientifiques. Pour illustrer ce qui n’est pas nécessairement paradoxal, je reviendrai ici sur le curieux phénomène des « ronds de sorcière« (1) et « cercles de fées« (2), découvert lors de mon article sur les marais salants qui, in fine, « vous en fera voir de toutes les couleurs » dans différents environnements

De quoi s’agit-il ? Comment expliquer ces phénomènes étranges ?

Ces anneaux féeriques sont-ils l’empreinte énigmatique, éphémère et colorée, de quelque créature fantastique ?

N’en déplaise aux amateurs d’ésotérisme, il semble que, quelle qu’en soit la couleur et l’environnement, ces phénomènes sont en réalité parfaitement naturels, même si de nombreuses traditions leur ont régulièrement attribué des pouvoirs tantôt bénéfiques, tantôt maléfiques !…

Dans les marais salants

En milieu de saison, lorsque l’eau contient environ cent grammes de sel par litre, des ronds concentriques, de 40 à 50 cm de diamètre, apparaissent souvent à la surface du fond argileux des fares, bassins de marais-salants qui accélèrent la transformation de l’eau de mer en saumure avant la cristallisation du sel dans l’œillet.

Prosaïquement, ces anneaux sont a priori formés de cyanobactéries oscillaires, remontant des profondeurs de la vase vers la lumière, particulièrement résistantes aux conditions extrêmes, qui se seraient développées, il y a 550 millions d’années (première forme de vie terrestre).

Ronds de sorcière-marais salants-images.duckduckgo.com-min

En août 2015, des paléontologues sibériens, venus chercher à Guérande, en Loire-Atlantique, les traces hypothétiques d’un stade évolutif de la croûte terrestre (l’Ediacarien), ont relevé que quelques anneaux, semblables à de très anciens fossiles, s’apparentent aux tapis microbiens forestiers, donnant à penser que certains champignons influeraient sur le développement des cyanobactéries et des diatomées.

Retour en arrière en attendant de découvrir l’intégralité des résultats de leurs recherches, en 2019 : http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/544/reader/reader.html#!preferred/1/package/544/pub/545/page/8

Pourquoi les couleurs sont-elles variables ?

Pas de certitude absolue mais l’hypothèse que, en se reconstituant à des vitesses différentes, le tapis provoquerait ces changements de couleur, assortie de questions corollaires : la croissance des champignons dégrade-t-elle la couche superficielle du tapis microbien, les cyanobactéries et les diatomées se séparent-elles pour des raisons inexpliquées ?….

Lire la suite

Le « temps du Prins »…

Rêverie solitaire, sur les bords de l’Erdre, un dimanche de printemps. Mon regard se perd au loin, plus rapide que mes pas, et soudain, un éclat de lumière… je découvre ce tableau naturel qui me met en émoi, m’inspire une photo et ce modeste poème. Cet espace servira de flacon pour conserver la mémoire des éclats de ce « ver sacrum » 2017… Sacré printemps ! 😉

Fluidité-©CuriousCat-1-DSC08457-min
« Fluidité printanière » ©CuriousCat

Bras dessus, bras dessous, la déesse Maïa et son ami, Printemps, longeaient les quais de l’Erdre.

Sœur cadette de la Loire, la rivière nantaise fêta avec éclat le « temps du prins« ,  saluant ces visiteurs  dont elle connaissait le rang.

Soulevée par le vent, sa crinoline révéla des rubans azurés, symboles de fidélité au noble roi soleil.

Fleur soleil ©CuriousCat -1-DSC06663-min
Fleur soleil ©CuriousCat

Lire la suite

Couleur intense et « tilt brushing » pour festival de motion design… décoiffant !?

Depuis l’Antiquité, la simulation du mouvement dans l’art n’a cessé d’évoluer, instaurant parallèlement un « nouveau paradigme épistémologique », à l’instar des phénomènes de réalité augmentée ou virtuelle qui, associant réel concret et abstrait idéel, via la numérisation, participent à « l‘élévation de l’âme » de chaque citoyen.

Motion design-1280x720-v-o-min

Une réalité augmentée parfois « plus vraie que nature »  ? C’est en l’occurrence la réflexion partagée par le public présent, hier, au festival « Motion, motion« , co-produit par l’AMDF et Stéréolux, qui se déroulait à Nantes, sous les Nefs du quartier de la création.

Premier du genre dans le domaine du motion design (« graphisme en mouvement »), cet événement visait à faire découvrir la diversité de cet « art qui permet de donner vie au graphisme à des fins informatives ou artistiques » : 3D, papier découpé, 2D, stop motion… via des expositions, ateliers, mini-conférences et rencontres, concerts.

Au programme de l’après-midi :

1) Sound design et motion design : interactions et complémentarité, par Maurin Zahnd et Eric Muller du studio de création sonore Mooders.

2) Street art augmenté, par le collectif 9ème concept et l’agence MNSTR.

3) Synesthésie, intelligence des sens, par Guillaume Marmin, réalisateur et plasticien.

4) L’intérêt du mélange des styles, par Cyril Izarn du studio de motion design Nöbl.

5) Jeu vidéo et motion design, par Joan Da Silva, Directeur de l’école d’Animation et Jeu vidéo LISAA Paris.

Lire la suite

Alain Thomas, peintre des rêves et poète du vivant

chat-point-d-interrogation-illustr-81207252-minA propos des nantais célèbres, j’ai rapidement évoqué, lors des fêtes de Noël, le talent d’Alain Thomas, peintre de renommée mondiale. Sans aucune polémique, la nature de son art suscite, sinon la controverse, du moins un questionnement relatif… à l’instar de nombreux artistes somme toute !  ^^

Ouvrons donc la « fenêtre des rêves » et envolons-nous, à tire d’ailes, à la recherche du paradis perdu de l’enfance de ce peintre surprenant, en suivant ses empreintes colorées visibles, en décembre dernier, dans notre Cité des Ducs (Radisson Blu Hôtel, Passage Ste Croix, Jardin des Plantes, Cathédrale)…

Durant cette « aventure », pigmentée à souhaits, quelques points d’interrogation qui, tels la queue d’un chat, sont une invitation à un jeu…un véritable jeu de couleurs particulièrement plaisant…

Pourquoi le style pictural d’Alain Thomas est-il difficile à cerner chat-point-d-interrogation-illustr-81207252-min

En quête perpétuelle d’harmonie, Alain Thomas se revendique plutôt « peintre naïf primitif« , rapprochant dans les termes deux notions qu’il semble paradoxalement distinguer.

Interviewé par Breizh-Info le 01/01/17, il indiquait ainsi :

« Un peintre naïf c’est quelqu’un qui débute dans la peinture, qui n’a aucune base de dessin, de couleur, qui est relativement maladroit…….Je peins depuis 55 ans, si j’étais encore maladroit dans mon travail, ça serait quand même un peu ennuyeux.« 

en opposition apparente à Picasso, pourtant l’un de ses inspirateurs de jeunesse (périodes bleu et rose), qui estimait pour sa part :

Quand j’étais enfant, je dessinais comme Raphaël mais il m’a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant.”

expo-a-thomas-jardindesplantes-nantes-curiouscat-dsc07675-min-1
Expo A.Thomas Jardin des Plantes-Nantes ©CuriousCat

Ces critères personnels sont assez symptomatiques de la complexe définition de l' »art naïf ».

Employé la première fois à propos des œuvres du Douanier Rousseau, ce terme recouvre en réalité deux courants : les « vrais Naïfs« , généralement autodidactes, et les « affiliés », dits «primitifs modernes» (en référence aux artistes primitifs italiens du XIIIème et XIVème siècles, avant l’invention de la perspective, ainsi qu’aux primitifs flamands), qui ont pris des cours (ou pas), faisant du naïf un style conforme à leur sensibilité et leur besoin de liberté d’expression.

Parmi leurs caractéristiques communes  :

  • absence de règles académiques,
  • sensibilité propre,
  • représentation très colorée de sujets populaires,
  • « conte » pictural reflétant le questionnement enfantin inné de son auteur,
  • souci de détails structurés,
  • poésie et, surtout, harmonie visuelle.
Expo A.Thomas-Tour de Babel 1977-Passage Ste Croix-Nantes-CuriousCat-DSC07842-min
Expo A.Thomas-Passage Ste Croix-Nantes-Tour de Babel, Huile sur bois, 55 X 46 cm, 1977 ©CuriousCat-

Lire la suite

« Garniture de street art » pigmentée pour tranche de vie nantaise

felix le chat La vita è bella !   Le premier anniversaire de ce blog coïncide, joyeusement, avec un nombre d’abonnés qui, quoique modeste, comparé à d’autres sites, représente beaucoup pour moi (200, sans doubles comptes :-)). En guise de préambule, à ce nouveau topic, cette savoureuse citation de l’artiste plasticien R. Rauschenberg :

for-life-street-art-serveimage-min

« Je ne fais ni de l’Art pour l’Art, ni de l’Art contre l’Art. Je suis pour l’Art mais pour l’art qui n’a rien à voir avec l’Art, car l’art a tout à voir avec la vie. »

Avec ou sans surprise, selon que vous connaissiez Nantes, partageons donc, « pour la vie », quelques tranches de « street art« , délicieusement pigmentées qui, avec ou sans phylactères, m’ont semblé s’imposer en ce jour de « B.D. » 😉

route-de-vannes-nantes-curiouscat-dsc07772-min
Route de Vannes-Nantes ©CuriousCat

felix le chat L’art urbain à Nantes : déferlante de couleurs en vogue ou vague « subversive » ?

Dire que les « ondes sont toujours pures » serait probablement exagéré. Malgré tout, comme toutes les ondes lumineuses, les vagues soulevées par cet art amènent, indéniablement, un phénomène métaphorique de « réflexion, diffraction et/ou réfraction » :

Mouvement contemporain, issu du hip hop, le street art semble effectivement cultiver les paradoxes : pollution visuelle pour certains, liberté d’expression pour d’autres, il est si bien intégré aux paysages urbains que l’on ne le repère d’ailleurs pas nécessairement, d’autant moins qu’il est généralement éphémère pour « cueillir le jour sans souci du lendemain » (Horace).

C’est le cas de cette scène, découverte sur le mur de l’hôpital central de notre métropole, immense toile à ciel ouvert reprenant le tableau original de Millet, »les glaneuses », où le graffeur (« writer« ) semble avoir utilisé sa bombe chromée, comme un fusain, afin de mettre en relief ses pensées, de manière nuancée, interpellant les passants tout en leur laissant la libre interprétation du message.

hotel-dieu-chu-nantes-curiouscat-dsc07735-min
Mur du CHU-Hôtel Dieu-Nantes ©CuriousCat

Vie = maladie, soins, naissance (la Maison de la mère et de l’enfant jouxtant ce service du CHU)… ? Rien de cela, mais une réalité, durable, que le texte de « #P2BNantes« , situé plus loin, contextualise :

geronimo-street-art-serveimage-min« Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, nous nous rendrons compte que l’argent ne se mange pas » (Chef Seatle-1854).

Et ces appels  :

« Qui réchauffe le monde ? … Trier, composter, cultiver. »

Lire la suite

Couleurs du « Nouvel An au Monde de Glace et de Neige de Harbin » (Chine)

www-gifcreator-me_70qfxt

Tandis que mon aîné fêtait, hier, son anniversaire, fier comme le coq gaulois (mascotte de son équipe de rugby), les chinois de la ville de Harbin préparaient, à leur façon, l’arrivée d’un autre galliforme, le « Coq de Feu Rouge » (丁酉), symbole zodiacal du nouvel an chinois 2017 qui débutera le 28 janvier prochain.

harbin-hbf1-harbin-icesnow-world14-min

Comme tous les ans, cette capitale de la province mandchoue du Heilongjiang (Nord-est de la Chine), accueille effectivement le festival international de neige et de glace, au Parc Zhaolin. Lancé en 1963 mais interrompu plusieurs années, jusqu’en 1985, à cause de la révolution culturelle, ce festival a bénéficié des réformes économiques et de la volonté de modernisation et d’ouverture au monde de la ville. Son envergure est d’ailleurs désormais internationale.

 Avec des températures sibériennes de -30° Celcius en janvier (moyenne : de -17 à -38 parfois), la ville porte bien son nom de « ville glaciale« , offrant des conditions parfaites pour la réalisation et la conservation de sculptures sur glace. En revanche, il  sera, ici, difficile de qualifier le nouvel an chinois de son autre nom : « Festival du printemps » ! … 😉

Quelques repères avant d’admirer les sculptures, et surtout leurs illuminations, joliment colorées, visibles, du public, depuis la cérémonie d’ouverture de la 44ème exposition de Harbin, le 4 janvier  :

  • Période du festival : du 01/01 au 25/02/17
  • Surface de l’exposition : 600, 000 mètres carrés,
  • Matière première : provenant de la rivière voisine, la Songhua,
  • concepteurs : 30 concepteurs professionnels du Centre ayant participé à environ 70 expositions dans une trentaine de pays (y compris tropicaux, avec de la glace artificielle dans ce cas, conservée à -10° Celsius),
  • participants : 20 délégations d’artistes représentant 9 pays,
  • nombre de visiteurs attendus : plusieurs millions potentiels (30 millions en 2015),
  • Nature des sculptures : plutôt imposantes et hautes (150 mètres pour certaines), très sophistiquées, aux thématiques variées : sujets traditionnels du folklore chinois, comme les lanternes, scènes modernes avec lasers, etc. A titre indicatif, voici ce qu’indiquait, l’an dernier, Tan Jingxin, du Centre des arts de la sculpture de glace de Harbin, interrogé par deux journalistes du French people.cn :

« Au début, les conceptions étaient très simples, comme des bougies en glace ou des glaçons. Aujourd’hui, elles sont devenues plus complexes et comprennent souvent des monuments célèbres, comme la Grande Muraille ou la Tour Eiffel ».

festival-harbin-serveimage-min

Lire la suite