Emotion colorée du vivant… l’enfance de l’art !

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Expo Promenons-nous dans les bois-Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat

« L’art enfantin est également un proche cousin de l’Art Brut puisque leurs auteurs dessinent, peignent, modèlent librement, entretenant une relation naturelle avec l’expression artistique. Aucun d’entre eux ne se considère comme un artiste et chacun privilégie généralement la fabrication plus que le résultat. Les enfants, comme les auteurs d’Art Brut, ne cherchent pas les modèles culturels, leurs œuvres -inventives- proposent des solutions novatrices. »

Lucienne Peiry – « L’Art Brut et l’art naïf, l’art enfantin, l’art primitif ».

 

Dans le cadre du projet éducatif « bien grandir à Nantes« , la Maison de l’Erdre accueille, jusqu’au 4 juillet prochain, l’exposition « Promenons-nous dans les bois » co-organisée par la Ville de Nantes, les associations partenaires et 14 classes nantaises.

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Expo promenons-nous dans les bois – L’arbre de la forêt joyeuse-MS-GS-J.Gracq- Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat

L’édition 2016, partagée avec tous, avait été un grand bonheur. En 2017, ma récente promenade me donne l’occasion de retrouver cette « liberté de l’enfance« , digne des collections du Muz créé par Ponti…

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Viens, je t’emmène, sous un arc-en-ciel de couleurs !

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Expo Promenons-nous dans les bois-L’arbre arc-en-ciel – Maison Erdre-Nantes ©CuriousCat

Cet « eucalyptus deglupta » en est lui-même l’illustration étonnante. Il  perd constamment son écorce lisse. Comme l’expliquent les enfants :

« elle se détache en longs lambeaux et change progressivement de couleur : vert pâle puis foncé, bleu, violet, orange/jaune, marron ».

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Cercles de couleurs… féeriques

Fairy rings-f27fd13fde4e3ee1c3ee0c0436a9029bDepuis toujours, science et magie entretiennent des liens assez ambivalents. En chimie notamment, les démonstrations qualifiées de « magiques » ne manquent pas. De son côté, la magie est assez largement issue de techniques scientifiques. Pour illustrer ce qui n’est pas nécessairement paradoxal, je reviendrai ici sur le curieux phénomène des « ronds de sorcière« (1) et « cercles de fées« (2), découvert lors de mon article sur les marais salants qui, in fine, « vous en fera voir de toutes les couleurs » dans différents environnements

De quoi s’agit-il ? Comment expliquer ces phénomènes étranges ?

Ces anneaux féeriques sont-ils l’empreinte énigmatique, éphémère et colorée, de quelque créature fantastique ?

N’en déplaise aux amateurs d’ésotérisme, il semble que, qu’elle qu’en soit la couleur et l’environnement, ces phénomènes sont en réalité parfaitement naturels, même si de nombreuses traditions leur ont régulièrement attribué des pouvoirs tantôt bénéfiques, tantôt maléfiques !…

Dans les marais salants

En milieu de saison, lorsque l’eau contient environ cent grammes de sel par litre, des ronds concentriques, de 40 à 50 cm de diamètre, apparaissent souvent à la surface du fond argileux des fares, bassins de marais-salants qui accélèrent la transformation de l’eau de mer en saumure avant la cristallisation du sel dans l’œillet.

Prosaïquement, ces anneaux sont a priori formés de cyanobactéries oscillaires, remontant des profondeurs de la vase vers la lumière, particulièrement résistantes aux conditions extrêmes, qui se seraient développées, il y a 550 millions d’années (première forme de vie terrestre).

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En août 2015, des paléontologues sibériens, venus chercher à Guérande, en Loire-Atlantique, les traces hypothétiques d’un stade évolutif de la croûte terrestre (l’Ediacarien), ont relevé que quelques anneaux, semblables à de très anciens fossiles, s’apparentent aux tapis microbiens forestiers, donnant à penser que certains champignons influeraient sur le développement des cyanobactéries et des diatomées.

Retour en arrière en attendant de découvrir l’intégralité des résultats de leurs recherches, en 2019 : http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/544/reader/reader.html#!preferred/1/package/544/pub/545/page/8

Pourquoi les couleurs sont-elles variables ?

Pas de certitude absolue mais l’hypothèse que, en se reconstituant à des vitesses différentes, le tapis provoquerait ces changements de couleur, assortie de questions corollaires : la croissance des champignons dégrade-t-elle la couche superficielle du tapis microbien, les cyanobactéries et les diatomées se séparent-elles pour des raisons inexpliquées ?….

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« Peintures de lumière »

Scarabée-©CuriousCat--DSC08447-min« Le bonheur, c’est tout petit, si petit que, parfois, on ne le voit pas. Alors on le cherche, on le cherche partout. Il est là dans l’arbre qui chante dans le vent, dans le regard de l’enfant, le pain que l’on rompt et que l’on partage, la main que l’on tend… Le bonheur, c’est tout petit, petit comme nos yeux pleins de lumière et comme nos cœurs pleins d’amour. » (Mère Teresa)

Eschscholzias-Cours St André-Nantes ©CuriousCat-DSC08464-min

Tels de jolis pappus de pissenlits, attrapés au vol, mon œil a capté pour vous quelques bonheurs photographiques qui, naturellement colorés, sont autant de tableaux vivants qui conserveront ici leur lumière éternelle…

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Magnolier-JardindesPlantes-Nantes-©CuriousCat-DSC08475-min

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Cormoran-Quai de Versailles-Nantes-©CuriousCat-DSC08546-min

Mouette-©CuriousCat-DSC05986-min

Cygne-Marais bretons-©CuriousCat-DSC08171-min

Chat-©CuriousCat--DSC06023-min

 

Nota : Les photos sont personnelles et donc ©CuriousCat (pas de reproduction sans mon accord). 

 

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Le « temps du Prins »…

Rêverie solitaire, sur les bords de l’Erdre, un dimanche de printemps. Mon regard se perd au loin, plus rapide que mes pas, et soudain, un éclat de lumière… je découvre ce tableau naturel qui me met en émoi, m’inspire une photo et ce modeste poème. Cet espace servira de flacon pour conserver la mémoire des éclats de ce « ver sacrum » 2017… Sacré printemps ! 😉

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« Fluidité printanière » ©CuriousCat

Bras dessus, bras dessous, la déesse Maïa et son ami, Printemps, longeaient les quais de l’Erdre.

Sœur cadette de la Loire, la rivière nantaise fêta avec éclat le « temps du prins« ,  saluant ces visiteurs  dont elle connaissait le rang.

Soulevée par le vent, sa crinoline révéla des rubans azurés, symboles de fidélité au noble roi soleil.

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Fleur soleil ©CuriousCat

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Couleur intense et « tilt brushing » pour festival de motion design… décoiffant !?

Depuis l’Antiquité, la simulation du mouvement dans l’art n’a cessé d’évoluer, instaurant parallèlement un « nouveau paradigme épistémologique », à l’instar des phénomènes de réalité augmentée ou virtuelle qui, associant réel concret et abstrait idéel, via la numérisation, participent à « l‘élévation de l’âme » de chaque citoyen.

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Une réalité augmentée parfois « plus vraie que nature »  ? C’est en l’occurrence la réflexion partagée par le public présent, hier, au festival « Motion, motion« , co-produit par l’AMDF et Stéréolux, qui se déroulait à Nantes, sous les Nefs du quartier de la création.

Premier du genre dans le domaine du motion design (« graphisme en mouvement »), cet événement visait à faire découvrir la diversité de cet « art qui permet de donner vie au graphisme à des fins informatives ou artistiques » : 3D, papier découpé, 2D, stop motion… via des expositions, ateliers, mini-conférences et rencontres, concerts.

Au programme de l’après-midi :

1) Sound design et motion design : interactions et complémentarité, par Maurin Zahnd et Eric Muller du studio de création sonore Mooders.

2) Street art augmenté, par le collectif 9ème concept et l’agence MNSTR.

3) Synesthésie, intelligence des sens, par Guillaume Marmin, réalisateur et plasticien.

4) L’intérêt du mélange des styles, par Cyril Izarn du studio de motion design Nöbl.

5) Jeu vidéo et motion design, par Joan Da Silva, Directeur de l’école d’Animation et Jeu vidéo LISAA Paris.

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Escal’Atlantic…un voyage aux couleurs du temps

Pont de St Nazaie-©CuriousCat-DSC08173-minEn ce jour de 1er mai, qui sent bon le muguet (*) et célèbre la fête du travail, pour de nombreux pays, « franchir le pont » en voyageant, sans frais, est une proposition que vous ne refuserez sans doute pas ! ^^ Que vous rêviez d’un autre monde ou d’aller à New-York avec moi… direction Saint-Nazaire (France, Dpt 44) ! ^^

Principalement connue pour son industrie navale (Chantiers de l’Atlantique STX France), aéronautique (Airbus) et mécanique (MAN), cette ville mériterait aujourd’hui encore le surnom de « petite Californie bretonne » (allusion à la ruée vers l’or, en Californie) ou « Liverpool de l’ouest« , qui lui était donné au XIXème siècle, par son invitation permanente à une « Escal’Atlantic » dans le cadre d’une croisière imaginaire, d’un voyage exploratoire dans des histoires de vie qui ont écrit l’Histoire (émigrants, voyageurs de commerce, stars de cinéma du début du XXième siècle…).

Pour faire le pont entre son passé et son présent, la ville a effectivement reconstitué, sur 3 500 m2, dans deux alvéoles de l’ancienne base sous-marine, un « paquebot transocéanique« , véritable vitrine du luxe, de la démesure, de l’ambiance des paquebots de légende qui firent sa réputation tels l’Ile de France (1926), le Normandie (1935), le France (1962)… (1)

Sur trois niveaux, un parcours, dont la scénographie a été revue en 2013, pour être plus interactive(**), présente environ 200 objets de collection provenant de navires construits à Saint-Nazaire entre la fin du XIXe siècle et le début des années 1960.

(**) Détails sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Escal%27Atlantic. Pour comparer, voici ce que vous auriez pu voir avant : https://www.youtube.com/watch?v=iIWBDxNBHRM et la version actuelle : https://www.youtube.com/watch?v=adqj_UGU35I.

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Alain Thomas, peintre des rêves et poète du vivant

chat-point-d-interrogation-illustr-81207252-minA propos des nantais célèbres, j’ai rapidement évoqué, lors des fêtes de Noël, le talent d’Alain Thomas, peintre de renommée mondiale. Sans aucune polémique, la nature de son art suscite, sinon la controverse, du moins un questionnement relatif… à l’instar de nombreux artistes somme toute !  ^^

Ouvrons donc la « fenêtre des rêves » et envolons-nous, à tire d’ailes, à la recherche du paradis perdu de l’enfance de ce peintre surprenant, en suivant ses empreintes colorées visibles, en décembre dernier, dans notre Cité des Ducs (Radisson Blu Hôtel, Passage Ste Croix, Jardin des Plantes, Cathédrale)…

Durant cette « aventure », pigmentée à souhaits, quelques points d’interrogation qui, tels la queue d’un chat, sont une invitation à un jeu…un véritable jeu de couleurs particulièrement plaisant…

Pourquoi le style pictural d’Alain Thomas est-il difficile à cerner chat-point-d-interrogation-illustr-81207252-min

En quête perpétuelle d’harmonie, Alain Thomas se revendique plutôt « peintre naïf primitif« , rapprochant dans les termes deux notions qu’il semble paradoxalement distinguer.

Interviewé par Breizh-Info le 01/01/17, il indiquait ainsi :

« Un peintre naïf c’est quelqu’un qui débute dans la peinture, qui n’a aucune base de dessin, de couleur, qui est relativement maladroit…….Je peins depuis 55 ans, si j’étais encore maladroit dans mon travail, ça serait quand même un peu ennuyeux.« 

en opposition apparente à Picasso, pourtant l’un de ses inspirateurs de jeunesse (périodes bleu et rose), qui estimait pour sa part :

Quand j’étais enfant, je dessinais comme Raphaël mais il m’a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant.”

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Expo A.Thomas Jardin des Plantes-Nantes ©CuriousCat

Ces critères personnels sont assez symptomatiques de la complexe définition de l' »art naïf ».

Employé la première fois à propos des œuvres du Douanier Rousseau, ce terme recouvre en réalité deux courants : les « vrais Naïfs« , généralement autodidactes, et les « affiliés », dits «primitifs modernes» (en référence aux artistes primitifs italiens du XIIIème et XIVème siècles, avant l’invention de la perspective, ainsi qu’aux primitifs flamands), qui ont pris des cours (ou pas), faisant du naïf un style conforme à leur sensibilité et leur besoin de liberté d’expression.

Parmi leurs caractéristiques communes  :

  • absence de règles académiques,
  • sensibilité propre,
  • représentation très colorée de sujets populaires,
  • « conte » pictural reflétant le questionnement enfantin inné de son auteur,
  • souci de détails structurés,
  • poésie et, surtout, harmonie visuelle.
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Expo A.Thomas-Passage Ste Croix-Nantes-Tour de Babel, Huile sur bois, 55 X 46 cm, 1977 ©CuriousCat-

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« Saü » patrimonial et couleurs à la pelle

En France, hormis celui de Paris et Grenoble, le laboratoire Arc’Antique de Nantes est le seul capable de restaurer tous les matériaux (céramique, métaux, verre et autres objets organiques..). Lors des Journées du Patrimoine, j’y découvris un lyophilisateur doté d’un logiciel de calculs des températures permettant d’assécher des matériaux organiques, ayant séjourné longtemps en mer, sans les détériorer. Comme une bulle libérée de mon inconscient, cette évocation fit remonter, en surface, le souvenir magique de l’ambivalent pouvoir du sel

les-marais-salants-de-guerande-en-loire-atlantique-minL’effet corrosif du sel évoque effectivement son paradoxal pouvoir de « mort » (agent polluant des papyrus, pouvoirs maléfiques, rituel de momification) et de vie  (biologiquement vital, bénéfique pour la conservation des aliments, pour la médecine, l’agriculture, la blanchisserie, la fonte de la neige…), ambivalence qu’Hippocrate, expliquait déjà par le fait que cette substance mystérieuse, quasi surnaturelle, soit « valorisée positivement et négativement« .

Faut-il chercher, dans l’origine de cet « or blanc », la genèse d’un tel pouvoir ? 

Oui, partiellement, mais peut-être préférerez-vous la légende de Chen et Liu à l’explication scientifique suivante ?

« Le soleil attire les parties les plus fines de l’eau et les élève dans l’air. La saumure reste en bas à cause de son épaisseur et de son poids : c’est ce qui donne naissance au sel ».

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Magique ou pas, le sel demeure, depuis toujours, précieux, au sens propre comme au figuré.:-) (1) Au-delà de l’aspect symbolique, son histoire a croisé, depuis longtemps, celle des hommes : ration de sel devenue «la paie» (« salaire« ), la gabelle médiévale, la contrebande, les expressions populaires telles «sel de la vie» ou « mettre son grain de sel« , etc. (2) « Saü » l’y-laisse donc ! ^^

Comment les propriétés biologiques du sel amènent-elles une poésie colorée ?

Bien que les critères aient varié au fil des siècles, le sel consommé actuellement est généralement blanc, sa couleur provenant du calcium, du potassium et du magnésium. Selon la quantité de fer, de zinc, de cuivre d’iode ou de fluor qu’il contient, il peut néanmoins se teinter parfois de vert, de bleu, de gris ou de rose.(3)

 

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Soleil epiphanês pour toile de Janus

Un peu comme une icône, le soleil a écrit ce soir une très belle histoire ! Au risque de sembler souffler le chaud et le froid, le spectacle de feu du soleil, ce soir, succède donc, involontairement, sans facétie aucune, aux sculptures de glace d’hier…

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Comme une tempera, une émulsion solaire a recouvert le ciel,

magique, epiphanês, annonçant le Messie.

Une palette symbolique d’or, d’encens et de myrrhe,

parant la voûte céleste de couleurs royales.

Son cœur incandescent, avant d’être caché,

partage sa janusienne beauté et son brûlant baiser.

Demain, l’étoile se lèvera, d’un air évangélique,

ravie de s’être payé, ce soir, la grande part du gâteau.

A défaut de la fève, nous aurons ainsi, pour toujours,

le souvenir lumineux de ce divin moment.

 

©CuriousCat

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Couleurs du « Nouvel An au Monde de Glace et de Neige de Harbin » (Chine)

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Tandis que mon aîné fêtait, hier, son anniversaire, fier comme le coq gaulois (mascotte de son équipe de rugby), les chinois de la ville de Harbin préparaient, à leur façon, l’arrivée d’un autre galliforme, le « Coq de Feu Rouge » (丁酉), symbole zodiacal du nouvel an chinois 2017 qui débutera le 28 janvier prochain.

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Comme tous les ans, cette capitale de la province mandchoue du Heilongjiang (Nord-est de la Chine), accueille effectivement le festival international de neige et de glace, au Parc Zhaolin. Lancé en 1963 mais interrompu plusieurs années, jusqu’en 1985, à cause de la révolution culturelle, ce festival a bénéficié des réformes économiques et de la volonté de modernisation et d’ouverture au monde de la ville. Son envergure est d’ailleurs désormais internationale.

 Avec des températures sibériennes de -30° Celcius en janvier (moyenne : de -17 à -38 parfois), la ville porte bien son nom de « ville glaciale« , offrant des conditions parfaites pour la réalisation et la conservation de sculptures sur glace. En revanche, il  sera, ici, difficile de qualifier le nouvel an chinois de son autre nom : « Festival du printemps » ! … 😉

Quelques repères avant d’admirer les sculptures, et surtout leurs illuminations, joliment colorées, visibles, du public, depuis la cérémonie d’ouverture de la 44ème exposition de Harbin, le 4 janvier  :

  • Période du festival : du 01/01 au 25/02/17
  • Surface de l’exposition : 600, 000 mètres carrés,
  • Matière première : provenant de la rivière voisine, la Songhua,
  • concepteurs : 30 concepteurs professionnels du Centre ayant participé à environ 70 expositions dans une trentaine de pays (y compris tropicaux, avec de la glace artificielle dans ce cas, conservée à -10° Celsius),
  • participants : 20 délégations d’artistes représentant 9 pays,
  • nombre de visiteurs attendus : plusieurs millions potentiels (30 millions en 2015),
  • Nature des sculptures : plutôt imposantes et hautes (150 mètres pour certaines), très sophistiquées, aux thématiques variées : sujets traditionnels du folklore chinois, comme les lanternes, scènes modernes avec lasers, etc. A titre indicatif, voici ce qu’indiquait, l’an dernier, Tan Jingxin, du Centre des arts de la sculpture de glace de Harbin, interrogé par deux journalistes du French people.cn :

« Au début, les conceptions étaient très simples, comme des bougies en glace ou des glaçons. Aujourd’hui, elles sont devenues plus complexes et comprennent souvent des monuments célèbres, comme la Grande Muraille ou la Tour Eiffel ».

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