Le « temps du Prins »…

Rêverie solitaire, sur les bords de l’Erdre, un dimanche de printemps. Mon regard se perd au loin, plus rapide que mes pas, et soudain, un éclat de lumière… je découvre ce tableau naturel qui me met en émoi, m’inspire une photo et ce modeste poème. Cet espace servira de flacon pour conserver la mémoire des éclats de ce « ver sacrum » 2017… Sacré printemps ! 😉

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« Fluidité printanière » ©CuriousCat

Bras dessus, bras dessous, la déesse Maïa et son ami, Printemps, longeaient les quais de l’Erdre.

Sœur cadette de la Loire, la rivière nantaise fêta avec éclat le « temps du prins« ,  saluant ces visiteurs  dont elle connaissait le rang.

Soulevée par le vent, sa crinoline révéla des rubans azurés, symboles de fidélité au noble roi soleil.

Fleur soleil ©CuriousCat -1-DSC06663-min
Fleur soleil ©CuriousCat

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Aide-moi derrière mon masque

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Je te donne l’impression que je suis fort
je te donne l’impression que je suis secure
que tout est ensoleillé en moi
à l’intérieur comme à l’extérieur.
Que « confiance » est mon nom
et que « calme » est mon surnom.
Que la mer est calme et que c’est moi le maître.
Que je n’ai besoin de personne
et que je m’arrange tout seul
Mais ne me crois pas,
je t’en supplie, écoute ce que je ne dis pas
Regarde-moi, tout semble bien aller;
je fais un visage sévère ou je ris tout le temps,
mais sous mon vrai masque toujours changeant qui me cache,
là est mon vrai moi, mon moi confus, apeuré, seul,
mais je le cache depuis si longtemps.
Personne ne doit le savoir,
mes faiblesses me font peur,
alors je joue au plus fort et j’ai peur
que l’on découvre ce petit enfant enfermé en moi,
qui a tellement soif d’amour et de tendresse
et qui aurait le goût de pleurer.
Alors, je me protège contre toi,
j’ai peur d’être découvert.
Je me protège de ton regard de bonté,
de ton oreille trop attentive.
J’ai peur que ton regard et que ton écoute
ne soient pas suivis d’accueil et d’amour.
J’ai peur que comme les autres tu me laisses tomber.
J’ai peur de baisser dans ton estime
alors je fais semblant d’être un autre
en disant par mon attitude « ne m’approche pas ».
Et pourtant, je voudrais que tu approches.
J’aurais besoin de t’ouvrir mon cœur
mais j’ai peur que tu ries de moi.
et si tout à coup tu riais de moi,
ton rire me ferait mourir et l’enfant blessé en moi
s’en remettrait très difficilement.
J’ai peur, j’ai peur de ma fragilité
et j’ai peur de ton regard,
j’ai peur que tu découvres qu’au fond de moi,
je ne suis rien
et que je suis si tendre, si fragile, si faible
là où toi tu parais si fort.
J’ai peur que tu vois que je ne suis
qu’un petit enfant blessé sous ma carapace.
Un petit enfant qui a refoulé ses larmes depuis si longtemps.
J’ai peur que tu le voies et me rejettes.
Alors je joue mon jeu, je fais semblant,
je me durcis, je fais des farces,
je joue mon jeu de théâtre
avec mon décor d’homme fort,
mon décor extérieur de sécurité.
Et pourtant, à l’intérieur, je tremble.
Je tremble comme un enfant fragile.
C’est pour cela que je m’amuse
à te parler de n’importe quoi.
Je te dis des riens et je te parle de tout,
sauf de ce qui crie en moi.
Je te parle de tout sauf de mon cœur,
sauf de ma blessure qui saigne.
Mais je t’en supplie,
ne te laisse pas tromper
par mon attitude froide, ou fermée, ou trop superficielle.
Je t’en supplie, écoute mon cœur qui ne parle pas,
mais qui aimerais tant pouvoir le dire pour me libérer.
Car toi seule pourrait me faire croire
que je vaux vraiment quelque chose,
qu’il y a du bon en moi
et que quelqu’un pourrait m’aimer pour moi-même.
Je voudrais m’ouvrir à toi.
Je voudrais être spontané, tendre et vrai;
car au fond, je déteste me cacher
et jouer ce jeu de masques
que je joue depuis si longtemps.
Je voudrais être moi-même mais je n’ose pas, j’ai peur.
J’ai peur de ne pas être accepté.
J’ai peur d’être jugé, rejeté,
et je suis enfermé derrière les barreaux de ma prison intérieure
et ne sais plus comment ouvrir la porte.
Alors je t’en supplie, approche-toi doucement…
il faut que tu m’aides.
Écoutes ce que je ne dis pas
et aime-moi derrière mon masque.
Peut-être que par ton amour inconditionnel
qui capte au-delà des apparences et des mots,
j’apprendrai à aimer la personne que je suis !!!

(Auteur inconnu)

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