Le « QR code couleurs » des cartes à jouer… un roman historique ?

Fin janvier 2016, j’inaugurais ce blog, « espace de jeux de mots » et alambique personnel d’une matière grise dont les idées, tantôt raisonnables, tantôt fantaisistes, portent haut les couleurs de leur CuriousCat…

https://i1.wp.com/www.icone-gif.com/gif/personnages/joker/joker001_ancien.gifPuisque l’entame de chaque nouvelle année peut changer la donne de notre destin, je choisis aujourd’hui de « jouer cartes sur table » en avouant, ici, en guise de bons vœux*, souhaiter continuer « à vous en faire voir, encore de toutes les couleurs ». S’il vous semble, toutefois, que « le jeu n’en vaut pas la chandelle », il sera toujours temps, pour moi, de sortir mon « joker » et voir comment vous plaire d’ici janvier prochain.**

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Sans  en décrypter ici la fonction sociale, sous le prisme anthropologique de Johan Huizinga (Homo Ludens-1951), le pouvoir évocateur du jeu de cartes semble, « à cœur ou à raison », pour la mémoire humaine, d’une intensité émotionnelle comparable à celle des madeleines de Proust.

Bien que l’usage commun de ces « fiches » cartonnées, aux motifs variés, au « triomphe » modeste, nous ait tous démocratiquement logé(e)s,  jusqu’alors, « à la même enseigne« ^^, qu’en connaissons-nous en fait réellement ?

Avec sa chanson « Caroline », MC Solar avait bien essayé de nous mettre sur la voie en 1991. Trèfle, pique, cœur, carreau y faisaient symboliquement bonne figure… comme un langage codé dont je tenterai, ici, de retrouver les signes.

Entre « Da Vinci code », « Mary atout pris »^^ et « Alice au pays des merveilles », voyons ce que les cartes nous racontent et partons à la recherche de cette quête identitaire dont ces « indices » colorés portent symboliquement l’imaginaire…

Source : https://www.youtube.com/watch?v=BJ_aXs4Tar8

Quel rapport avec le « QR code » me direz-vous ? Sans rejouer toute l’histoire, la dimension « 2D » ne peut vous échapper : une dimension historique, d’une part, et symbolique, d’autre part, qui se traduit par :

 Le choix des couleurs :

Même s’il n’est pas à proprement parler « caché », le sens du code couleur des cartes est néanmoins symbolique, le rouge et le noir représentant respectivement le solstice d’été et l’équinoxe.

Au-delà des saisons, cette symbolique numérologique pourrait presque, par ailleurs, sembler ésotérique dans ses liens mystérieux avec la religion et l’astronomie. Saviez-vous par exemple que :

– les 13 cartes de chaque couleur correspondent aux 13 semaines de chaque saison de l’année,

–  ajoutée au joker, la somme des chiffres de chaque « couleur » (en comptant valet=11, dame=12 et roi=13), multipliée par le nombre d’enseignes est égale à 365 (et oui, nombre de jours de l’année^^).*

(*) Dans les jeux de 52 cartes, les 2 jokers sont prévus pour les années bissextiles.

Le choix des enseignes (appelées « couleurs« , à tort…) :

Par convention, les figures sont celles du recto. Je n’évoquerai donc pas le dos des cartes dont le design a varié, au fil du temps et des imprimeurs (blanc au XIXe par exemple, de nombreuses cartes servant alors de support : mots doux, certificats de mariage, cartes de visite, reconnaissances de dettes, réclames, ordres d’incarcération, voire monnaie durant la révolution française…).

Sans perdre leur aura, quasi mythologique,  les enseignes ont malgré tout bien évolué depuis leur origine.

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