Des couleurs « à la vie, à la mort »

Depuis le Xe siècle, la «Sainte-Catherine» est célébrée le 25 novembre. Le jour de sa mort, celle-ci vient toujours habillée de blanc, selon le dicton. Au-delà du débat récurrent autour du blanc et du noir, cette fête m’évoquait récemment les «Catrinas» colorées et l’idée que la mise en relief globale de l’approche multiculturelle de la mort pourrait permettre à ce blog de retrouver ses couleurs insolites, après une longue pause. Une idée étrange, voire morbide ?… Plutôt une ode symbolique à la vie, à la mort, via l’idée que :

«la mort n’est pas la fin de la vie mais que la vie est l’histoire de la mort» (T.Gandouly)

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En Amérique Latine et, plus spécialement, au Mexique, «La Catrina» est une icône du «jour des morts» (« El dia de los Muertos») inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco depuis une quinzaine d’année. Début novembre (1er et 2), les «angelitos» (enfants morts), et les adultes décédés, y sont respectivement honorés.

Ambiance, en images (0,53 minutes) :

Pour approfondir, 3 vidéos : (1) – (2) – (3, en français^^) et un décryptage personnel réussi, de l’amie blogueuse https://www.grainedevoyageuse.fr/mexique-dia-de-los-muertos/.

Calvera Catrina-2013-12-12-00.00.38-minInfluencée par des rites préhispaniques (mayas, aztèques), autant que par des coutumes catholiques (art macabre médiéval), la «Calavera Catrina» («calavera», crâne humain, tête de mort ; «catrín», personne élégante, habillée avec goût), incarne le concept festif indigène de la mort et sa dérision humaine, en musique et en couleurs, visant à l’apprivoiser.

CaptureA l’origine, «La Calavera Garbancera», squelette féminin, en buste, à l’allure chic, coiffé d’un grand chapeau à plumes, et vêtu de riches habits, créé par l’illustrateur José Guadalupe Posada, vers 1912, était une caricature des «nouveaux riches» mexicains qui se croyaient préservés de leur funeste destin du fait de leur position sociale.

Après la révolution, elle devint l’emblème de la culture populaire unifiée du pays. Personnage central de son œuvre murale «Sueño de una Tarde Dominical en la Alameda Central», le peintre Diego Rivera la rebaptisa alors sous son nom actuel «Catrina».

Même si les fêtes mexicaines, et celles d’Halloween (*), se déroulent sur la même période, le concept culturel mexicain de la mort est devenu très populaire, en particulier au niveau de la mode et de la décoration, comme le soulignait déjà, en 2014, Sandra Lorenzo, dans le HuffPost :

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D’autres exemples singuliers de commémoration des morts dans le monde…

Depuis plus d’un siècle, fin octobre/début novembre, au son des mariachis, le Guatemala honore aussi l’âme de ses morts de manière spectaculaire, lors du festival des cerfs-volants. Par milliers, ces aérodynes, en bois ou en bambous, recouverts de papier de soie multicolore, sont lancés dans les airs au-dessus des cimetières, afin de communiquer avec les défunts. De taille variable, certains sont gigantesques, dépassant 15 mètres de diamètre.

Giant Kite Festival - Sumpango, Guatemala-Source You Tube

Découvrez ces symboles d’une culture Maya surprenante en cliquant ici :  https://www.france.tv/france-3/faut-pas-rever/798473-guatemala-les-cerfs-volants-de-santiago.html (15 minutes).

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