Bulles printanières évanescentes

En dépit d’une fin un peu triste, quelques bulles d’harmonie, tels les cailloux déposés, par le Petit Poucet, dans la forêt sombre où il était perdu. Puisse ce « collier de perles énergétiques » ramener l’espoir et conjurer la « gravité terrestre »

Dôme de bulles de savon-Fontaine Place Royale-Nantes©CuriousCat

Bulles printanières évanescentes

Baignant dans son azur royal, accoudé à son matrah* blanc,

le soleil adresse de grands sourires aux rares passants.

En ces secondes d’or, Printemps nourrit Juin du pain d’espérance,

révélant aux hommes la saveur de vie et sa quintessence.

Bulles de savon-Ile de Nantes(44)©CuriousCat

Tel un phénix immortel, pourpre, incarnat, aurum, la saison

du ver sacrum amène ordinairement des migrations.

Croisée entrouverte, sur un imaginaire eldorado,

l’Ile de Nantes est pourtant calme, Machines au repos…

©CuriousCat

Sur les dalles de béton gris, mes pas crient ma mélancolie.

Soudain, une vision fugace, telle une parhélie,

chasse ces réflexions funestes, de manière éphémère.

Nouveau cap pour mon humeur-girouette… hors des vents contraires.

©CuriousCat

Arlequin sans masque ni costume, un maître-savonneur

guette le plaisir sans fin des enfants, de son oeil rigoleur.

Pour garder l’éternel bonheur, de ces boréales aurores,

leurs mains recueillent les gouttes telle la coupe de Pandore.

©CuriousCat

Comme une chimère enfourchant un serpent de mer coloré,

La quenouille magique plonge dans les vagues irisées.

Onduleuses, tel un cygne dansant avec lumen, les bulles

iridescentes sautent dans leur élastique pellicule.

©CuriousCat

Sous le souffle d’Eole, les oiseaux-rêves aquarellistes

se couvrent de vives teintes arc-en-ciel impressionnistes.

Hélas pour tous, paradis retrouvé, aussi vite perdu…

les bulles éclatent subitement, tel un instable obus.

©CuriousCat

CuriousCat

colorfullcat

Toutes les photos sont ©CuriousCat. Pas de reproduction sans mon accord

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(*) Mot arabe signifiant matelas.

« Satoris » photographiques colorés…

Effet de lumière-Cascade du jardin extraordinaire de Nantes©CuriousCat

Pour cette nouvelle année, qui marque mon 6ème anniversaire de blog (26/01), ma plume demeurera au chaud, sous son édredon virtuel (1).

©CuriousCat

Parce que les fulgurances photographiques constituent, néanmoins, une forme d’écriture spirituelle, je vous propose d’explorer le monde via mon prisme singulier.

Amateurs d’insolite, bon vagabondage dans cette « altérité épiphanique » du « dehors et du dedant »…

Zora-JardindesPlantes-St Nazaire-(44)©CuriousCat
Ponti-Jardin des Plantes-Nov.2021@CuriousCat

Et pour conserver le sourire en 2022…

Humour urbain-Pornic©CuriousCat

CuriousCat

 

 

 

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(1) En arrêt-maladie, depuis fin septembre 2021 et, provisoirement, testée positive au Covid. 😦

A Nantes, expo urbaine sauvage, « Pour l’amour de l’art »

Physalis-Expo-Pour l’amour de l’art-Fév.21©CuriousCat

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! «  Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Légende amérindienne

Privés de projets, et de visibilité, depuis le début de la crise sanitaire Covid, plus de 50 artistes, se sont mobilisés pour faire du centre-ville, et de l’île de Nantes, une galerie à ciel ouvert.

Studio Katra – Pour l’amour de l’art©CuriousCat

Pied de nez aux institutionnels, et nantais sidérés par le contexte actuel, l’expo « Pour l’amour de l’art » a été ouverte le 15 février 2021, jour de la St Valentin (fête commerciale « essentielle », selon le gouvernement).

Durant ce « road-trip » urbain, près de 200 œuvres ont été librement affichées, collées sur des murs, mobiliers urbains et supports divers.

Sur les rivages du cœur, découvrons cet éphémère et « colibriesque printemps des arts »

Pourquoi cette expo sauvage ?

Dans le choix de son nom, comme celui de la date d’ouverture de l’évènement, ce collectif tenait, ironiquement, à partager sa précarité et sa détresse (revenus et aides aléatoires, liés à la vente de leurs œuvres…).

Comme leur oiseau-mouche emblématique, ces « colibris » doivent, littéralement, pouvoir « se nourrir de leur art », ainsi que l’évoquent, symboliquement, les « Petits LU » de Physalis (artiste découverte lors de l’expo « Golden Age »).

Plus sensiblement, l‘expo visait aussi à rappeler la force vitale de leur travail, pour eux-mêmes, et en tant que bien commun créatif.

Cette force créatrice semble l’essence artistique même, i.e., de manière ambivalente : besoin inconditionnel d’exister par soi-même, mais avec une reconnaissance populaire et hors des « contrôles » institutionnels (transposée sur le plan physique, cette pirouette comportementale est d’ailleurs analogue à celles de leur animal-totem …^^).

Sans comparaison avec l’histoire d’amour du film américain éponyme, de 1996, « Pour l’amour de l’art » s’appréhende comme une narration romantique, au sens culturel du XVIIIème.

L’expo traduit ainsi, de manière passionnée, le cri du cœur des artistes, révoltés par la perte de leur statut de « moteurs culturels », et le sentiment d’être, selon leurs termes, « mis au placard ».

« L’art , et rien que l’art, nous avons l’art pour ne point mourir de la vérité » (F. Nietzche)

A l’instar de la métaphore des poupées russes, ci-dessous, « faire sa part » consistait certainement aussi à :

  • transcender, picturalement, l’espace urbain (formes insolites, joyeuses couleurs…),
  • faire œuvre d’art, dans des lieux accessibles à tous,
  • favoriser la réflexivité (comprendre, formuler et interpréter le monde et les rapports humains),
  • nourrir l’intériorité humaine, pour ouvrir des chemins de pensée, par une spiritualité esthétique et onirique,
  • trouver un langage commun et créer une médiation citoyenne active, en attendant la réouverture des lieux culturels.
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