Aux couleurs d’une nuit de Noël, à Nantes

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La nativité – Alain Thomas (2004)

La période de l’Avent 2016 aura été particulièrement colorée dans la ville de Nantes. Passées les fêtes, les couleurs intenses disparaîtront néanmoins bientôt.

Pour en conserver le souvenir et vous souhaiter à tous, chers lecteurs, sans autres commentaires, un joyeux Noël et par avance, mes meilleurs vœux 2017, je vous emmène en ballade nocturne dans la cité des Ducs pour un son et lumière, plein de touches de couleurs :

https://www.facebook.com/leschantsdecoton/videos/1705618053038217/

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Monochromes ou multicolores, des fourmis « halluci-Nantes » !

Il y a peu, je partageais avec vous l’histoire de la Petite Géante de Royal de Luxe. Par association d’idées, me revint en mémoire l’histoire « Grand-mère que veux-tu ? » où, étrangement, « deux pas de fourmi » semblaient comparables à « trois pas de géant »… 

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Géantes, les fourmis ? Au sens figuré, oui, indubitablement : 10 000 espèces représentant 10 à 20% de la biomasse animale mondiale, des reines pouvant vivre jusqu’à une trentaine d’années, sans compter leurs morphologie et caractéristiques, leurs organisation et communication, leurs mœurs… Au sens propre aussi parfois, portant haut les couleurs de leur espèce.

Vous en doutez ? Alors, venez à Nantes ! Depuis le 9 mars, et jusqu’au 17 février 2017, « mille milliards de fourmis » ont effectivement envahi le Muséum d’Histoire Naturelle, dont une dizaine de géantes rouges, très impressionnantes, visibles sur la façade.

La scénographie « in vivo »  de l’agence Crocodile (cf vidéo du lien) valorise particulièrement l’exposition initialement conçue et réalisée par le Palais de la découverte, à Paris. De fait, ces insectes sont omniprésents :

  • dehors : dans le square Louis Bureau, « un tumulus de terre symbolise une fourmilière de laquelle s’échappent des fourmis chargées de fragments de feuilles » dont la taille et la couleur écarlate attire le regard, d’emblée  (1).
  • dedans : 10 mètres de galerie vitrée permettent aux visiteurs de suivre des fourmis tropicales (Atta Cephalotes ou fourmis champignonnistes) dans tous leurs déplacements.

Comme en milieu naturel, ces fourmis (plus rousses que rouges en réalité^^), transportent des feuilles, préalablement découpées (une colonie peut défolier un arbre en 24 à 48h), souvent assez lourdes (une fourmi pouvant porter jusqu’à 60 fois son poids), jusqu’au nid où se trouve le champignon qu’elles alimentent et qui, par commensalisme, permet, parallèlement, le développement des larves.

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Tous les aspects de leur vie y sont expliqués (système social, communication et comportement en groupe, défense, missions respectives…), de manière pédagogique, au travers de films, de maquettes 3D, de manipulations, d’une table tactile, mais aussi au travers de 3 vivariums permettant l’observation d’élevage.

Petit retour en images : https://www.youtube.com/watch?v=5iTcgNVkRxc (3.29 mn).

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Impressionnantes, mais assez familières ces « petites bêtes », penserez-vous peut-être ? Pourtant, votre regard changera sans doute en découvrant certaines particularités ou espèces insolites d’un point de vue chromatique

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Street art à Nantes, un « pitch » coloré pour amoureux de légendes urbaines…

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Comme de nombreuses villes, celle de Nantes condamne le street art autant qu’elle l’encourage, parallèlement dans certains lieux, en tant qu’objet de culture. Paradoxe ? … Chacun jugera si, comme l’écrit Christophe Genin dans le « le street-art : de nouveaux principes ? » :

« Les grandes lignes de ces dialectiques de la répulsion ou de l’attraction des consciences permettent de concilier l’intention pour soi et le statut conféré par autrui. »

De manière évidente pour moi, les graffiti constituent de véritables légendes urbaines » (le latin « legenda » signifiant « qui doit être lue »). Les murs de nos rues racontent ainsi, « urbi et orbi », en silence (quoique de façon criante), des histoires qui partent de légendes pour aboutir à quelques vérités librement interprétables. Sans jeu de mot excessif, l’urbanité de cet art tient donc en la possibilité, pour les grapheurs, de « faire le mur » tout en respectant certains codes, voire même une certaine « étiquette ». 😉

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Street-art Jardin des Plantes-Nantes

Pour le vérifier, je suis néanmoins partie, à la fin de l’été, me promener en ville et vous propose de poursuivre le voyage commencé, avec vous, en mai dernier, afin de découvrir d’autres œuvres de ces « dandys » des temps modernes (dans le sens camusien du terme i.e. « créateurs de leur propre unité par des moyens esthétiques »).

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