« Saü » patrimonial et couleurs à la pelle

En France, hormis celui de Paris et Grenoble, le laboratoire Arc’Antique de Nantes est le seul capable de restaurer tous les matériaux (céramique, métaux, verre et autres objets organiques..). Lors des Journées du Patrimoine, j’y découvris un lyophilisateur doté d’un logiciel de calculs des températures permettant d’assécher des matériaux organiques, ayant séjourné longtemps en mer, sans les détériorer. Comme une bulle libérée de mon inconscient, cette évocation fit remonter, en surface, le souvenir magique de l’ambivalent pouvoir du sel

les-marais-salants-de-guerande-en-loire-atlantique-minL’effet corrosif du sel évoque effectivement son paradoxal pouvoir de « mort » (agent polluant des papyrus, pouvoirs maléfiques, rituel de momification) et de vie  (biologiquement vital, bénéfique pour la conservation des aliments, pour la médecine, l’agriculture, la blanchisserie, la fonte de la neige…), ambivalence qu’Hippocrate, expliquait déjà par le fait que cette substance mystérieuse, quasi surnaturelle, soit « valorisée positivement et négativement« .

Faut-il chercher, dans l’origine de cet « or blanc », la genèse d’un tel pouvoir ? 

Oui, partiellement, mais peut-être préférerez-vous la légende de Chen et Liu à l’explication scientifique suivante ?

« Le soleil attire les parties les plus fines de l’eau et les élève dans l’air. La saumure reste en bas à cause de son épaisseur et de son poids : c’est ce qui donne naissance au sel ».

800x600_marais-soleilweb-691379-min

Magique ou pas, le sel demeure, depuis toujours, précieux, au sens propre comme au figuré.:-) (1) Au-delà de l’aspect symbolique, son histoire a croisé, depuis longtemps, celle des hommes : ration de sel devenue «la paie» (« salaire« ), la gabelle médiévale, la contrebande, les expressions populaires telles «sel de la vie» ou « mettre son grain de sel« , etc. (2) « Saü » l’y-laisse donc ! ^^

Comment les propriétés biologiques du sel amènent-elles une poésie colorée ?

Bien que les critères aient varié au fil des siècles, le sel consommé actuellement est généralement blanc, sa couleur provenant du calcium, du potassium et du magnésium. Selon la quantité de fer, de zinc, de cuivre d’iode ou de fluor qu’il contient, il peut néanmoins se teinter parfois de vert, de bleu, de gris ou de rose.(3)

Lire la suite

Aide-moi derrière mon masque

Cet article, destiné à une nouvelle page « couleur des mots », actuellement « en construction » apparaît, provisoirement, sur la page d’accueil. Merci de votre compréhension.

Je te donne l’impression que je suis fort
je te donne l’impression que je suis secure
que tout est ensoleillé en moi
à l’intérieur comme à l’extérieur.
Que « confiance » est mon nom
et que « calme » est mon surnom.
Que la mer est calme et que c’est moi le maître.
Que je n’ai besoin de personne
et que je m’arrange tout seul
Mais ne me crois pas,
je t’en supplie, écoute ce que je ne dis pas
Regarde-moi, tout semble bien aller;
je fais un visage sévère ou je ris tout le temps,
mais sous mon vrai masque toujours changeant qui me cache,
là est mon vrai moi, mon moi confus, apeuré, seul,
mais je le cache depuis si longtemps.
Personne ne doit le savoir,
mes faiblesses me font peur,
alors je joue au plus fort et j’ai peur
que l’on découvre ce petit enfant enfermé en moi,
qui a tellement soif d’amour et de tendresse
et qui aurait le goût de pleurer.
Alors, je me protège contre toi,
j’ai peur d’être découvert.
Je me protège de ton regard de bonté,
de ton oreille trop attentive.
J’ai peur que ton regard et que ton écoute
ne soient pas suivis d’accueil et d’amour.
J’ai peur que comme les autres tu me laisses tomber.
J’ai peur de baisser dans ton estime
alors je fais semblant d’être un autre
en disant par mon attitude « ne m’approche pas ».
Et pourtant, je voudrais que tu approches.
J’aurais besoin de t’ouvrir mon cœur
mais j’ai peur que tu ries de moi.
et si tout à coup tu riais de moi,
ton rire me ferait mourir et l’enfant blessé en moi
s’en remettrait très difficilement.
J’ai peur, j’ai peur de ma fragilité
et j’ai peur de ton regard,
j’ai peur que tu découvres qu’au fond de moi,
je ne suis rien
et que je suis si tendre, si fragile, si faible
là où toi tu parais si fort.
J’ai peur que tu vois que je ne suis
qu’un petit enfant blessé sous ma carapace.
Un petit enfant qui a refoulé ses larmes depuis si longtemps.
J’ai peur que tu le voies et me rejettes.
Alors je joue mon jeu, je fais semblant,
je me durcis, je fais des farces,
je joue mon jeu de théâtre
avec mon décor d’homme fort,
mon décor extérieur de sécurité.
Et pourtant, à l’intérieur, je tremble.
Je tremble comme un enfant fragile.
C’est pour cela que je m’amuse
à te parler de n’importe quoi.
Je te dis des riens et je te parle de tout,
sauf de ce qui crie en moi.
Je te parle de tout sauf de mon cœur,
sauf de ma blessure qui saigne.
Mais je t’en supplie,
ne te laisse pas tromper
par mon attitude froide, ou fermée, ou trop superficielle.
Je t’en supplie, écoute mon cœur qui ne parle pas,
mais qui aimerais tant pouvoir le dire pour me libérer.
Car toi seule pourrait me faire croire
que je vaux vraiment quelque chose,
qu’il y a du bon en moi
et que quelqu’un pourrait m’aimer pour moi-même.
Je voudrais m’ouvrir à toi.
Je voudrais être spontané, tendre et vrai;
car au fond, je déteste me cacher
et jouer ce jeu de masques
que je joue depuis si longtemps.
Je voudrais être moi-même mais je n’ose pas, j’ai peur.
J’ai peur de ne pas être accepté.
J’ai peur d’être jugé, rejeté,
et je suis enfermé derrière les barreaux de ma prison intérieure
et ne sais plus comment ouvrir la porte.
Alors je t’en supplie, approche-toi doucement…
il faut que tu m’aides.
Écoutes ce que je ne dis pas
et aime-moi derrière mon masque.
Peut-être que par ton amour inconditionnel
qui capte au-delà des apparences et des mots,
j’apprendrai à aimer la personne que je suis !!!

(Auteur inconnu)

colorfullcat

 

 

 

« Garniture de street art » pigmentée pour tranche de vie nantaise

felix le chat La vita è bella !   Le premier anniversaire de ce blog coïncide, joyeusement, avec un nombre d’abonnés qui, quoique modeste, comparé à d’autres sites, représente beaucoup pour moi (200, sans doubles comptes :-)). En guise de préambule, à ce nouveau topic, cette savoureuse citation de l’artiste plasticien R. Rauschenberg :

for-life-street-art-serveimage-min

« Je ne fais ni de l’Art pour l’Art, ni de l’Art contre l’Art. Je suis pour l’Art mais pour l’art qui n’a rien à voir avec l’Art, car l’art a tout à voir avec la vie. »

Avec ou sans surprise, selon que vous connaissiez Nantes, partageons donc, « pour la vie », quelques tranches de « street art« , délicieusement pigmentées qui, avec ou sans phylactères, m’ont semblé s’imposer en ce jour de « B.D. » 😉

route-de-vannes-nantes-curiouscat-dsc07772-min
Route de Vannes-Nantes ©CuriousCat

felix le chat L’art urbain à Nantes : déferlante de couleurs en vogue ou vague « subversive » ?

Dire que les « ondes sont toujours pures » serait probablement exagéré. Malgré tout, comme toutes les ondes lumineuses, les vagues soulevées par cet art amènent, indéniablement, un phénomène métaphorique de « réflexion, diffraction et/ou réfraction » :

Mouvement contemporain, issu du hip hop, le street art semble effectivement cultiver les paradoxes : pollution visuelle pour certains, liberté d’expression pour d’autres, il est si bien intégré aux paysages urbains que l’on ne le repère d’ailleurs pas nécessairement, d’autant moins qu’il est généralement éphémère pour « cueillir le jour sans souci du lendemain » (Horace).

C’est le cas de cette scène, découverte sur le mur de l’hôpital central de notre métropole, immense toile à ciel ouvert reprenant le tableau original de Millet, »les glaneuses », où le graffeur (« writer« ) semble avoir utilisé sa bombe chromée, comme un fusain, afin de mettre en relief ses pensées, de manière nuancée, interpellant les passants tout en leur laissant la libre interprétation du message.

hotel-dieu-chu-nantes-curiouscat-dsc07735-min
Mur du CHU-Hôtel Dieu-Nantes ©CuriousCat

Vie = maladie, soins, naissance (la Maison de la mère et de l’enfant jouxtant ce service du CHU)… ? Rien de cela, mais une réalité, durable, que le texte de « #P2BNantes« , situé plus loin, contextualise :

geronimo-street-art-serveimage-min« Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, nous nous rendrons compte que l’argent ne se mange pas » (Chef Seatle-1854).

Et ces appels  :

« Qui réchauffe le monde ? … Trier, composter, cultiver. »

Lire la suite

Soleil epiphanês pour toile de Janus

Un peu comme une icône, le soleil a écrit ce soir une très belle histoire ! Au risque de sembler souffler le chaud et le froid, le spectacle de feu du soleil, ce soir, succède donc, involontairement, sans facétie aucune, aux sculptures de glace d’hier…

coucher-de-soleil-epiphanie-2017-dsc07725-min

Comme une tempera, une émulsion solaire a recouvert le ciel,

magique, epiphanês, annonçant le Messie.

Une palette symbolique d’or, d’encens et de myrrhe,

parant la voûte céleste de couleurs royales.

Son cœur incandescent, avant d’être caché,

partage sa janusienne beauté et son brûlant baiser.

Demain, l’étoile se lèvera, d’un air évangélique,

ravie de s’être payé, ce soir, la grande part du gâteau.

A défaut de la fève, nous aurons ainsi, pour toujours,

le souvenir lumineux de ce divin moment.

 

©CuriousCat

CuriousCat-J;Menuet-CnZ2wc2WAAA7SxM-min

 

 

Couleurs du « Nouvel An au Monde de Glace et de Neige de Harbin » (Chine)

www-gifcreator-me_70qfxt

Tandis que notre aîné fêtait, hier, son anniversaire, fier comme le coq gaulois (mascotte de son équipe de rugby), les chinois de la ville de Harbin préparaient, à leur façon, l’arrivée d’un autre galliforme, le « Coq de Feu Rouge » (丁酉), symbole zodiacal du nouvel an chinois 2017 qui débutera le 28 janvier prochain.

harbin-hbf1-harbin-icesnow-world14-min

Comme tous les ans, cette capitale de la province mandchoue du Heilongjiang (Nord-est de la Chine), accueille effectivement le festival international de neige et de glace, au Parc Zhaolin. Lancé en 1963 mais interrompu plusieurs années, jusqu’en 1985, à cause de la révolution culturelle, ce festival a bénéficié des réformes économiques et de la volonté de modernisation et d’ouverture au monde de la ville. Son envergure est d’ailleurs désormais internationale.

 Avec des températures sibériennes de -30° Celcius en janvier (moyenne : de -17 à -38 parfois), la ville porte bien son nom de « ville glaciale« , offrant des conditions parfaites pour la réalisation et la conservation de sculptures sur glace. En revanche, il  sera, ici, difficile de qualifier le nouvel an chinois de son autre nom : « Festival du printemps » ! … 😉

Quelques repères avant d’admirer les sculptures, et surtout leurs illuminations, joliment colorées, visibles, du public, depuis la cérémonie d’ouverture de la 44ème exposition de Harbin, le 4 janvier  :

  • Période du festival : du 01/01 au 25/02/17
  • Surface de l’exposition : 600, 000 mètres carrés,
  • Matière première : provenant de la rivière voisine, la Songhua,
  • concepteurs : 30 concepteurs professionnels du Centre ayant participé à environ 70 expositions dans une trentaine de pays (y compris tropicaux, avec de la glace artificielle dans ce cas, conservée à -10° Celsius),
  • participants : 20 délégations d’artistes représentant 9 pays,
  • nombre de visiteurs attendus : plusieurs millions potentiels (30 millions en 2015),
  • Nature des sculptures : plutôt imposantes et hautes (150 mètres pour certaines), très sophistiquées, aux thématiques variées : sujets traditionnels du folklore chinois, comme les lanternes, scènes modernes avec lasers, etc. A titre indicatif, voici ce qu’indiquait, l’an dernier, Tan Jingxin, du Centre des arts de la sculpture de glace de Harbin, interrogé par deux journalistes du French people.cn :

« Au début, les conceptions étaient très simples, comme des bougies en glace ou des glaçons. Aujourd’hui, elles sont devenues plus complexes et comprennent souvent des monuments célèbres, comme la Grande Muraille ou la Tour Eiffel ».

festival-harbin-serveimage-min

Lire la suite

« Gros plan » nantais sur « bulles » colorées africaines festoyantes…

Pour le réveillon de la St Sylvestre, les nantais ont mis le blanc au frais… à moins que ce ne soit l’inverse ?^^ En avance sur janvier, et le symbole du renouveau fêté par les Japonais, le brouillard a effectivement recouvert de givre toutes les rues, hier, comme une nappe immaculée destinée aux agapes hivernales et, ce matin, la neige…

Sur la trace des géants, pénétrons donc plutôt à la suite de drôles de fourmis dans la chronique de ce premier de l’an 2017 qui devrait, a priori, réchauffer les yeux, voire même enivrer les sens. 😉

dieudonne-sana-wambeti-le-pellerin-2011-cosmopolis-nantes-curiouscat-dsc07383-min
Dieudonné Sana Wambeti-Le pellerin (2011) ©CuriousCat

Quoi de mieux que les créations colorées d’artistes africains, congolais majoritairement, ancrées dans la réalité, pour mieux s’échapper de son quotidien ? Un vœu à exaucer ? Alors, fermez les yeux, ou plutôt ouvrez-les d’ailleurs, et partons rêver ensemble… en Afrique Centrale… à Nantes ! 😉

moke-fils-cosmopolis-nantes-curiouscat-dsc07367-min
Moke Fils-Cosmopolis Nantes ©CuriousCat
cheri-samba-le-debut-de-cheri-samba-2001-cosmopolis-nantes-curiouscat-dsc07429-min
Chéri Samba-Le début de Chéri Samba (2001) ©CuriousCat

Lire la suite

Aux couleurs d’une nuit de Noël, à Nantes

a-thomas-la-nativite-nantes-curiouscat-dsc07495-min
La nativité – Alain Thomas (2004)

La période de l’Avent 2016 aura été particulièrement colorée dans la ville de Nantes. Passées les fêtes, les couleurs intenses disparaîtront néanmoins bientôt.

Pour en conserver le souvenir et vous souhaiter à tous, chers lecteurs, sans autres commentaires, un joyeux Noël et par avance, mes meilleurs vœux 2017, je vous emmène en ballade nocturne dans la cité des Ducs pour un son et lumière, plein de touches de couleurs :

https://www.facebook.com/leschantsdecoton/videos/1705618053038217/

Lire la suite

Monochromes ou multicolores, des fourmis « halluci-Nantes » !

Il y a peu, je partageais avec vous l’histoire de la Petite Géante de Royal de Luxe. Par association d’idées, me revint en mémoire l’histoire « Grand-mère que veux-tu ? » où, étrangement, « deux pas de fourmi » semblaient comparables à « trois pas de géant »… 

fourmis-fotoflexer_photo-min

fourmiz-output_ifgzec 

Géantes, les fourmis ? Au sens figuré, oui, indubitablement : 10 000 espèces représentant 10 à 20% de la biomasse animale mondiale, des reines pouvant vivre jusqu’à une trentaine d’années, sans compter leurs morphologie et caractéristiques, leurs organisation et communication, leurs mœurs… Au sens propre aussi parfois, portant haut les couleurs de leur espèce.

Vous en doutez ? Alors, venez à Nantes ! Depuis le 9 mars, et jusqu’au 17 février 2017, « mille milliards de fourmis » ont effectivement envahi le Muséum d’Histoire Naturelle, dont une dizaine de géantes rouges, très impressionnantes, visibles sur la façade.

La scénographie « in vivo »  de l’agence Crocodile (cf vidéo du lien) valorise particulièrement l’exposition initialement conçue et réalisée par le Palais de la découverte, à Paris. De fait, ces insectes sont omniprésents :

  • dehors : dans le square Louis Bureau, « un tumulus de terre symbolise une fourmilière de laquelle s’échappent des fourmis chargées de fragments de feuilles » dont la taille et la couleur écarlate attire le regard, d’emblée  (1).
  • dedans : 10 mètres de galerie vitrée permettent aux visiteurs de suivre des fourmis tropicales (Atta Cephalotes ou fourmis champignonnistes) dans tous leurs déplacements.

Comme en milieu naturel, ces fourmis (plus rousses que rouges en réalité^^), transportent des feuilles, préalablement découpées (une colonie peut défolier un arbre en 24 à 48h), souvent assez lourdes (une fourmi pouvant porter jusqu’à 60 fois son poids), jusqu’au nid où se trouve le champignon qu’elles alimentent et qui, par commensalisme, permet, parallèlement, le développement des larves.

expo-fourms-nantes-curiouscat-dsc07119-min

expo-fourmis-nantes-curiouscat-img_1535-min-2

expo-fourms-nantes-curiouscat-dsc07121-min

Tous les aspects de leur vie y sont expliqués (système social, communication et comportement en groupe, défense, missions respectives…), de manière pédagogique, au travers de films, de maquettes 3D, de manipulations, d’une table tactile, mais aussi au travers de 3 vivariums permettant l’observation d’élevage.

Petit retour en images : https://www.youtube.com/watch?v=5iTcgNVkRxc (3.29 mn).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Impressionnantes, mais assez familières ces « petites bêtes », penserez-vous peut-être ? Pourtant, votre regard changera sans doute en découvrant certaines particularités ou espèces insolites d’un point de vue chromatique

Lire la suite

Ceci n’est pas un article…

 » La liberté, c’est la possibilité d’être et non l’obligation d’être » (René Magritte)

ob_c224b8_rene-magritte-heureux-pre-sage-min
« Heureux présage »-René Magritte

En créant ce blog, fin janvier dernier, dans le cadre du mooc « Soyons acteurs du web« , qui m’a permis de faire connaissance avec plusieurs ami(e)s blogueurs (1), je n’avais pas intégré correctement le nom de mon blog dans son url qui, comme le soulignait à juste titre « Nuage 1962« , donnait à penser que son contenu visait à évoquer WordPress et ses multiples fonctionnalités, avec conseils, démonstrations…

Comme un heureux présage, j’ai réussi cette semaine à corriger cette erreur, avec une certaine dose de sérendipité, le soutien de mon amie a-zap (qui pourra peut-être en faire billet humoristique ainsi qu’un tutoriel non moins sympathique et utile ;-)) et les encouragements d’ Electron libre.

Puisque l’occasion m’est donnée de réfléchir un peu à son évolution, comme dans le fameux jeu de JP Foucault ^^, j’ai souhaité faire appel à des « amis », en l’occurrence ceux  de notre communauté de blogueurs, sur les différents points suivants en espérant pouvoir, ensuite, laisser s’envoler mes rêves dans cet « espace arc-en-ciel » !

Lire la suite

Street art à Nantes, un « pitch » coloré pour amoureux de légendes urbaines…

street-art-ile-de-nantes-curiouscat-dsc07140-min

Comme de nombreuses villes, celle de Nantes condamne le street art autant qu’elle l’encourage, parallèlement dans certains lieux, en tant qu’objet de culture. Paradoxe ? … Chacun jugera si, comme l’écrit Christophe Genin dans le « le street-art : de nouveaux principes ? » :

« Les grandes lignes de ces dialectiques de la répulsion ou de l’attraction des consciences permettent de concilier l’intention pour soi et le statut conféré par autrui. »

De manière évidente pour moi, les graffiti constituent de véritables légendes urbaines » (le latin « legenda » signifiant « qui doit être lue »). Les murs de nos rues racontent ainsi, « urbi et orbi », en silence (quoique de façon criante), des histoires qui partent de légendes pour aboutir à quelques vérités librement interprétables. Sans jeu de mot excessif, l’urbanité de cet art tient donc en la possibilité, pour les grapheurs, de « faire le mur » tout en respectant certains codes, voire même une certaine « étiquette ». 😉

streetart-jardindesplantes-curiouscat-dsc07220-min
Street-art Jardin des Plantes-Nantes

Pour le vérifier, je suis néanmoins partie, à la fin de l’été, me promener en ville et vous propose de poursuivre le voyage commencé, avec vous, en mai dernier, afin de découvrir d’autres œuvres de ces « dandys » des temps modernes (dans le sens camusien du terme i.e. « créateurs de leur propre unité par des moyens esthétiques »).

Lire la suite